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CCI Caen – Audrey Kistler a amĂ©nagĂ© un camping-car et elle a crĂ©Ă© sa sociĂ©tĂ© « professeur Truck »


AccompagnĂ©e par la CCI Caen Normandie depuis le dĂ©but de son projet de crĂ©ation d’entreprise, Audrey Kistler vient de crĂ©er « Professeur Truck » et propose du soutien scolaire, des cours particuliers pour enfants et adultes.

Son école est mobile. Elle a aménagé un camping-car en salle de classe entièrement équipée de matériel haut de gamme et peut accueillir jusqu’à 4 élèves.

Audrey a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une subvention coup de pouce de 5 780 € et a suivi la formation « 5 jours pour entreprendre », dont elle ressort riche de partages d’expĂ©riences. 
 

« 46 ans, divorcĂ©e et maman de 3 grands enfants encore dans leurs Ă©tudes, j’ai vĂ©cu de nombreuses annĂ©es en Allemagne et je suis rentrĂ©e en France en mai 2011. Après quelques annĂ©es dans l’industrie (pĂ©trochimie, Ă©lectrotechnique, automobile), je me suis dĂ©cidĂ©e Ă  reprendre mes Ă©tudes pour devenir enseignante et après quelques remplacements pour le rectorat, j’ai choisi d’être plus proche de mes Ă©lèves pour pouvoir mieux les accompagner. J’ai donc eu l’idĂ©e de crĂ©er mon entreprise de soutien scolaire ». 

Pourquoi avez-vous Ă©tĂ© accompagnĂ© par la CCI et que vous a apportĂ© cet accompagnement (parcours crĂ©ation Ici je monte ma boite, formations 5 jours pour entreprendre, Microentreprise…) ? 

« Quand j’ai eu l’idĂ©e de crĂ©er mon entreprise, je n’avais aucune notion des Ă©tapes Ă  suivre pour crĂ©er ma sociĂ©tĂ©, et le plus compliquĂ© Ă©tait de savoir par oĂą commencer. La CCI m’a guidĂ©e Ă©tape par Ă©tape et me donnait des objectifs pour chaque rendez-vous avec ma conseillère. Je me suis vraiment sentie soutenue, ce qui m’a poussĂ©e Ă  ne jamais baisser les bras dans le parcours assez flou de la crĂ©ation d’entreprise. L’accompagnement est aussi très utile pour connaĂ®tre les aides et les financements possibles. Il existe beaucoup d’aides pour les crĂ©ateurs d’entreprises, mais il est assez difficile de s’y retrouver tout seul. 
J’ai suivi la formation « 5 jours pour entreprendre ». J’en suis ressortie encore plus motivĂ©e. 
En plus d’avoir rapportĂ© des contacts pro (comptable, assureur, agence de communication) avec lesquels je travaille aujourd’hui, il Ă©tait très enrichissant de partager mes expĂ©riences, mes doutes et mes difficultĂ©s avec d’autres crĂ©ateurs et aujourd’hui nous suivons encore nos avancĂ©es. Ça m’a permis d’avoir mon premier rĂ©seau ». 

En quelques lignes, quelle est l’activité de votre entreprise ? Vos produits et éléments différenciants ? Comment avez-vous adapté votre activité face à la crise du coronavirus ? Où en êtes-vous dans votre projet ?

Mon entreprise propose du soutien scolaire, des cours particuliers pour enfants et adultes. La particularitĂ© de mon Ă©cole et qu’elle est mobile. J’ai amĂ©nagĂ© un camping en salle de classe entièrement Ă©quipĂ©e de matĂ©riel haut de gamme (ordinateur mural de 55’’, routeur wifi, imprimante…), d’une table et de deux banquettes pour accueillir jusqu’à 4 Ă©lèves. Le principal avantage de ce concept c’est de pouvoir me rendre près des Ă©tablissements scolaires et d’accompagner les Ă©lèves dans la journĂ©e et non le soir en plus de leur journĂ©e de cours. Je peux Ă©galement me rendre dans les secteurs Ă©loignĂ©s des grandes structures de soutien scolaire et Ă©viter ainsi aux parents le dĂ©placement. 
Avec le confinement, je n’ai pas pu continuer mon activitĂ© alors en plein essor et j’ai dĂ» annuler toutes les rĂ©servations prises pour les stages des vacances de Pâques ainsi que tous les cours prĂ©vus jusqu’aux vacances d’étĂ©. J’ai bien essayĂ© de proposer des cours Ă  distance, mais le principe est tellement Ă©loignĂ© du concept que j’ai eu très peu de demandes, surtout qu’une grande partie de mes Ă©lèves Ă©taient en situation de handicap et que les cours Ă  distance ne sont pas adaptĂ©s Ă  leurs pathologies. 
À la fin du confinement, où j’aurais pu reprendre mes activités, nous étions pratiquement aux grandes vacances et la plupart de mes autres élèves étant en terminale ils avaient déjà leur diplôme en poche vu le contexte du contrôle continu. Finalement, je ne reprends réellement mon activité que maintenant en septembre. Et les demandes sont encore timides.