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Audrey Kistler, Professeur Truck, s’est lancée dans l’aventure pour répondre à une demande simple : faire de l’aide aux devoirs à domicile tout en apportant un lieu propice à l’apprentissage.
Émission : Bienvenue chez vous, les experts normands
Diffuseur : ICI Normandie
Intervenants
- Présentateur : Maxime Lhiver
- Invitée — fondatrice de Professeur Truck : Audrey Kistler
- Invité — Professeur Truck à Saint-Lô : Pierre Partiot
- Témoignage — élève de terminale : Taina
- Auditrice : Françoise
Repères dans l’épisode
- 00:00 – Présentation du concept
- 07:08 – Les offres et l’accompagnement
- 19:53 – Témoignage de Taina
- 33:43 – Parcours et pédagogie de Pierre Partiot
- 40:22 – Question d’une auditrice
- 41:27 – Recherche de nouveaux Professeurs Truck
Source de l’interview
Émission réalisée et produite par ICI Normandie, présentée par Maxime Lhiver.
Transcription de l’épisode « Émission radio : Professeur Truck recherche de nouveaux profs nomades »
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Présentation du concept — 00:00
Jingle : ICI Normandie, 9 h–11 h, Maxime Lhiver, Bienvenue chez vous.
Animateur (Maxime Lhiver) : Bienvenue avec nous, avec nos experts, pour parler aujourd’hui de Professeur Truck. Mais qu’est-ce que Professeur Truck ? Nous allons pouvoir en parler dans quelques instants avec Audrey Kistler. Bonjour.
Audrey Kistler : Bonjour.
Animateur : Vous êtes avec nous pour parler de soutien scolaire tout en étant mobile. Audrey, vous cherchez d’ailleurs de nouveaux Professeurs Truck pour aider les élèves, notamment du CP à la terminale, voire au-dessus, jusqu’à bac +2 et même ailleurs. Pour poser toutes vos questions sur la création d’une franchise : 02 31 44 48 44.
Et si vous êtes parent d’un enfant en difficulté scolaire, si vous cherchez à redresser les notes pour retrouver la réussite, vous pouvez également poser vos questions à ce même numéro, à notre experte ici présente : 02 31 44 48 44.
Vous n’êtes pas venue seule, parce que vous êtes aussi avec d’autres personnes présentes sur le plateau, que nous allons faire intervenir dans quelques instants.
Déjà, Audrey, pour commencer avec vous : tout le monde sait ce qu’est un professeur. Professeur Truck, avec le mot anglophone qui signifie « camion », qu’est-ce que c’est concrètement ?
Audrey Kistler : Professeur Truck, c’est une classe mobile. C’est un camping-car aménagé en salle de classe pour proposer du soutien scolaire un peu différent, directement chez les parents d’élèves. En fait, c’est l’école qui vient directement devant le domicile des parents.
La naissance du concept — 01:17
Animateur : Apporter du soutien scolaire en ayant finalement tout votre matériel à portée de main… Vous avez commencé à Vire cette aventure ?
Audrey Kistler : Tout à fait. Je faisais déjà du soutien scolaire, mais de façon plus classique : je venais directement au domicile des parents. Certains détails me faisaient penser que je pouvais améliorer le concept pour aider davantage mes élèves. C’est comme cela qu’est venue l’idée de venir avec tout le matériel, directement dans une salle de classe.
Animateur : Les détails, c’était notamment du matériel manquant chez les familles ?
Audrey Kistler : Voilà, et puis un environnement qui était quand même plus fait pour apprendre. À domicile, il y a toujours des facteurs de déconcentration : il y a toujours du monde autour ou du bruit.
Animateur : Des exemples très concrets pour les auditeurs : qu’est-ce qui pouvait être dérangeant ? Les familles elles-mêmes ? Les frères et sœurs, peut-être ?
Audrey Kistler : Les élèves ne sont pas forcément enfants uniques, effectivement. Il y a les animaux, il y a la télévision. Et puis il y a aussi la pression. La plupart des élèves ont envie de réussir, mais aussi pour leurs parents, pas seulement pour eux. Ils ont déjà la pression de satisfaire l’enseignant ; le fait que les parents soient à côté leur ajoute encore une pression. Ils ne sont donc pas forcément à l’aise. Dans le truck, c’est à part.
Animateur : Comment ce projet s’est-il construit ? Vous vous êtes dit tout de suite que la solution était le camion, ou cela a-t-il été mûrement réfléchi à l’avance ?
Audrey Kistler : Cela a été réfléchi et cela a été assez long à mettre en place, parce que c’est quelque chose qui n’existait pas. Il a fallu penser à beaucoup de choses, tester, modifier. Cela s’est amélioré au fur et à mesure. J’empilais de plus en plus d’affaires dans ma voiture et je me suis dit : autant tout laisser au même endroit, dans une salle de classe.
Présentation de Pierre Partiot — 02:56
Animateur : Audrey Kistler, vous n’êtes pas venue seule. Vous êtes venue avec une élève, que nous présenterons dans quelques instants, mais aussi avec une autre personne qui a rejoint votre aventure en 2021, si je ne m’abuse. Le projet a pris de l’ampleur depuis quelque temps : un enseignant en mathématiques, Pierre Partiot. Bonjour Pierre.
Pierre Partiot : Bonjour Maxime.
Animateur : Comment cette collaboration avec Audrey s’est-elle faite ?
Pierre Partiot : J’étais en reconversion professionnelle. Je cherchais à me rapprocher des élèves. Je faisais du soutien scolaire à Marseille et j’ai contacté Audrey, qui avait déjà lancé son projet. Cette idée de truck était quelque chose d’original qui me ressemblait. Je me suis donc lancé dans l’aventure avec elle.
Animateur : Et le déménagement s’est fait tout naturellement, parce que vous n’êtes pas du tout originaire de la région.
Pierre Partiot : C’est cela, oui. Mais je suis bien accueilli en Normandie. Audrey est une belle personne qui accueille bien ses franchisés.
Animateur : Audrey Kistler et Pierre Partiot, de Professeur Truck. Nous continuons à parler du sujet dans quelques instants. Le projet va d’ailleurs encore s’agrandir. Vous pouvez nous poser toutes vos questions sur ces nouvelles méthodes d’enseignement, pour aider vos enfants jusqu’aux études supérieures dans les différentes matières — mathématiques, français, mais pas seulement — au 02 31 44 48 44.
Jingle — 04:19 : Posez vos questions sur notre antenne. Chaque jour, de 9 h à 10 h, des experts à votre service : c’est Bienvenue chez vous.
[04:27–07:08 — chanson et habillage d’antenne.]
Les offres et l’accompagnement — 07:08
Animateur : Avec Audrey Kistler, notre experte du jour, présente aussi avec Pierre Partiot, de Professeur Truck, pour parler de soutien scolaire aux élèves du CP à la terminale, et même jusqu’aux études supérieures. Vous pouvez poser toutes vos questions au 02 31 44 48 44.
Audrey Kistler, je me tourne vers vous. Nous allons parler des offres que vous proposez chez Professeur Truck, parce qu’il n’y en a pas qu’une seule. Commençons par le soutien scolaire du CP à la terminale. Vous avez plusieurs formules : comment cela se passe-t-il ?
Audrey Kistler : Nous avons effectivement plusieurs offres. Cela peut être du soutien scolaire à domicile : le truck vient directement chez les parents. Les cours se passent alors avec un seul élève ; c’est vraiment du cours particulier, du CP à la terminale, avec les matières choisies en fonction de la demande. Cela peut même changer pour un même élève, qui peut demander plusieurs matières différentes.
Nous avons également un local à Vire.
Animateur : Un local à Vire ?
Audrey Kistler : Oui. Là, ce sera davantage du cours collectif, pour de l’aide aux devoirs. Après les cours, les élèves viennent chez nous pour faire leurs devoirs.
Animateur : Quelles sont les jauges ? Combien d’élèves accueillez-vous au maximum ?
Audrey Kistler : Dans le truck, cela peut aller d’un à quatre élèves. Il est aménagé pour pouvoir recevoir quatre élèves. À Vire, c’est six, parce qu’au-delà, de toute façon, ce n’est plus vraiment du soutien scolaire et cela devient très compliqué.
Animateur : Nous allons justement recevoir Taina, une élève de terminale, qui pourra nous parler de son expérience. Quand on est dans une classe de plus de trente, trente-cinq, voire quarante élèves, l’apprentissage peut parfois être compliqué.
Quand faire appel au soutien scolaire ? — 08:35
Animateur : Audrey, beaucoup de parents se posent cette question : à quel moment doit-on faire appel à une aide comme celle que vous proposez, avec ces cours particuliers ou collectifs ?
Audrey Kistler : Cela dépend du profil de chaque élève. Cela peut être ponctuel, par exemple lorsqu’un chapitre ne passe vraiment pas et qu’il faut revoir certaines notions. Cela peut aussi être continu : si l’élève n’est pas forcément assidu dans ses devoirs, nous pouvons l’accompagner.
Nous avons également beaucoup d’élèves à besoins spécifiques, par exemple des enfants DYS. Nous pouvons les accompagner et nous travaillons parfois en partenariat avec des… [Audrey cherche un terme, puis ne le retrouve pas.] Je ne sais plus, je n’ai plus le mot.
Animateur : Ce n’est pas grave, poursuivez.
Audrey Kistler : …qui font appel à nous, justement, pour revoir des notions en complément.
Animateur : Il existe surtout des aides aménagées spécifiquement pour aider les parents à payer ces cours, j’imagine.
Audrey Kistler : Tout à fait. Il y a le crédit d’impôt et, depuis deux ans maintenant, les parents n’ont plus besoin de l’avancer. Avant, il fallait attendre un an pour être remboursé, ce qui pouvait être très long.
Animateur : Ils n’ont donc plus besoin d’attendre pour faire directement appel à vos services. Et, selon les difficultés scolaires de l’enfant, vous construisez un parcours très personnalisé pour l’aider à retrouver le chemin de la réussite ?
Audrey Kistler : C’est justement pour cela que nous aimons faire ce métier : nous pouvons nous adapter à chaque enfant, ce que nous ne pouvions pas faire avec une classe complète. Sur trente-cinq élèves, tous ont des façons d’apprendre différentes. Il est difficile de s’adapter aux trente-cinq, alors que là, nous pouvons vraiment nous adapter à chaque besoin spécifique.
Les causes possibles du décrochage — 10:09
Animateur : Une question revient souvent : pourquoi un élève décroche-t-il ? Pourquoi n’y arrive-t-il plus en mathématiques, en français ou en physique-chimie ? Est-ce un problème avec un enseignant particulier ? Cela peut-il aussi être un problème psychologique ?
Audrey Kistler : Cela peut être beaucoup de choses. Certains élèves sont en phobie scolaire, certains ont été diagnostiqués DYS. Nous avons également des élèves autistes, qui ont parfois besoin d’apprendre différemment.
Il y a aussi des élèves qui ont moins travaillé certaines années : des lacunes se sont installées et il peut alors s’agir de rattrapage sur les années précédentes.
Animateur : Nous allons continuer à parler de Professeur Truck avec Audrey Kistler, Pierre Partiot et Taina, qui sont présents pour donner leur expérience. Vous pouvez poser toutes vos questions à nos experts sur le soutien scolaire et leurs offres au 02 31 44 48 44.
[10:58–14:01 — chanson « Vanina » de Dave et habillage d’antenne.]
Annonce de la suite — 14:01
Animateur : Dave, Vanina. Vous écoutez votre radio locale, ICI Normandie. Juste après, nous allons revenir ensemble pour continuer à parler de Professeur Truck, cette nouvelle méthode d’enseignement destinée à aider les élèves à renouer avec l’enseignement et avec les bonnes notes. Réponse dans quelques instants. Désormais, Sia, tout de suite.
[14:31–19:53 — autopromotion d’ICI Normandie, publicités et chanson.]
Témoignage de Taina — 19:53
Jingle : Vous écoutez ICI Normandie. Questionnez et partagez votre expérience avec les meilleurs experts. C’est Bienvenue chez vous.
Animateur : 02 31 44 48 44. Nous parlons de Professeur Truck, qui cherche de nouveaux professeurs nomades pour enseigner à des élèves en difficulté — et Dieu sait que nous avons besoin de ces professeurs pour aider les personnes qui rencontrent des difficultés.
Avec trente-cinq ou quarante élèves, il peut être compliqué de transmettre le savoir. Le transmettre est une chose ; le retenir en est une autre. Peut-être que la méthodologie à l’école n’est pas forcément la bonne.
Voici le témoignage d’une élève de terminale qui passe son baccalauréat cette année. Taina, bonjour.
Taina : Bonjour.
Animateur : Quelles sont vos difficultés aujourd’hui ?
Taina : Pour moi, les spécialités ont toujours été compliquées. J’avais mathématiques, physique et SVT en première, et j’ai abandonné la physique. En mathématiques, quand nous sommes trente élèves dans une classe, c’est difficile d’avoir des explications et de comprendre. Avec tout le monde autour et le brouhaha, c’est quand même compliqué.
Animateur : Ces difficultés existent-elles depuis longtemps ? Le rythme scolaire est-il peut-être un peu trop rapide ?
Taina : Pourtant, j’ai toujours eu des facilités. Mais, à l’arrivée au lycée, [formulation légèrement incertaine] on se retrouve beaucoup plus nombreux dans les classes. C’est devenu assez compliqué.
Le déroulement des cours au lycée — 21:11
Animateur : Comment se passent les cours ? Combien êtes-vous dans votre classe ?
Taina : Nous sommes trente-deux et les spécialités se font par séances de deux heures. Nous n’avons pas de pause : nous faisons deux heures de mathématiques ou de SVT d’affilée.
Animateur : Comment se déroulent ces deux heures ? Est-ce beaucoup de théorie ?
Taina : Le cours nous est dicté, donc nous devons tout noter. La plupart du temps, nous oublions des mots. Quand le professeur explique ensuite des exemples pour que nous puissions comprendre, nous sommes encore en train de rechercher les mots que nous n’avons pas réussi à noter. C’est assez compliqué à suivre.
Il arrive aussi que des professeurs soient absents. C’est alors compliqué d’avoir le cours complet.
Animateur : Et pour la pratique, il n’y a ensuite personne pour vous aider en dehors de ces cours ?
Taina : Voilà. Les exercices sont à faire à la maison. Nous avons une correction en cours après, mais c’est très bâclé. Nous n’avons pas d’explications ni de méthodologie. C’est donc compliqué.
Le programme et la pression des spécialités — 22:07
Animateur : Est-ce pareil avec tous les professeurs ou seulement avec certains ? Sans citer de noms, évidemment : nous ne sommes pas là pour faire la police des enseignants. Y a-t-il quand même des méthodologies qui fonctionnent mieux dans certaines matières ? Avez-vous aussi des matières dans lesquelles vous avez plus de facilités ?
Taina : Dans toutes les matières du tronc commun, je trouve cela plus simple, parce qu’il y a moins de pression : nous n’avons pas d’épreuve à la fin de l’année. Pour les spécialités, il faut terminer le programme. Cela ajoute de la pression aux élèves et aux professeurs, qui veulent absolument donner toutes les notions. Mais, en donnant les notions trop vite, nous ne les comprenons pas forcément.
Animateur : Et il n’y a pas le temps de répondre à toutes les questions des élèves, qui pourraient ralentir la progression du programme.
Taina : Il y en a beaucoup. En spécialité mathématiques, le programme est très chargé et tout est bâclé. On oublie des mots et des notions qui peuvent ensuite faire échouer des exercices.
Animateur : Sans donner votre moyenne en mathématiques — nous pouvons garder cela secret —, puisque c’est la spécialité dans laquelle vous avez un peu plus de mal, il reste très compliqué de suivre ce rythme ?
Taina : Oui, c’est vrai.
Les effets du suivi avec Professeur Truck — 23:16
Animateur : Depuis que vous avez découvert Audrey Kistler et Professeur Truck, sentez-vous que quelque chose a changé ? Une méthodologie différente apporte-t-elle d’autres résultats ?
Taina : Nous revoyons le cours avec une tout autre méthodologie. Pour des cours que je ne comprenais pas du tout auparavant, une notion que j’apprends en six heures dans la semaine, je peux la connaître en une heure. Cela m’a énormément aidée.
Animateur : Avez-vous ensuite appliqué dans vos cours de tous les jours ce qui avait été vu avec Professeur Truck ? Avez-vous obtenu de meilleures notes ?
Taina : J’ai vraiment vu une évolution dans mes notes. Auparavant, je n’arrivais pas à faire les exercices avec le seul cours du professeur. Je ne comprenais pas forcément ce que j’écrivais : je récitais mon cours. Là, j’avais une vraie méthodologie et je pouvais illustrer ce que je disais.
Animateur : La question qui fâche : votre dernière note en mathématiques ?
Taina : Au bac blanc : 7,5.
Animateur : 7,5.
Taina : Et je partais de très loin, de très, très loin.
Animateur : Pour information, j’ai eu 3 au bac de mathématiques et je m’en suis très bien sorti : a priori, tout va très bien ! Avec 7,5, on peut effectivement imaginer que les difficultés étaient profondes.
La préparation du baccalauréat — 24:25
Animateur : J’imagine que ce soutien scolaire va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Le baccalauréat arrive au mois de juin, avec une épreuve écrite de spécialité mathématiques.
Taina : Oui. Ce qui est bien avec Audrey, c’est que nous allons faire des bacs blancs avec des camarades de classe, mes copains. Elle va nous donner des méthodes. Cela va énormément m’aider pour l’épreuve, le jour J.
Animateur : Une dernière question : Professeur Truck apporte du soutien scolaire, mais est-ce que cela apporte aussi un soutien psychologique ? Quand on a de mauvais résultats, on peut être touché dans son ego et ne pas réussir à surmonter ce cap.
Taina : Je ne voulais pas garder la spécialité mathématiques. Mais savoir qu’Audrey serait là pour m’aider toute l’année — je la vois toutes les semaines — m’a permis de la conserver.
Animateur : Merci Taina pour votre témoignage. 02 31 44 48 44 pour toutes vos questions sur le soutien scolaire. Nous revenons juste après Jean Schultheis, Confidence pour confidence. À tout de suite.
[25:41–29:08 — chanson « Confidence pour confidence » de Jean Schultheis.]
Annonce de la suite — 29:08
Animateur : Confidence pour confidence, Jean Schultheis. La tournée des années 80 passera dans le Calvados, au Zénith de Caen, le 6 décembre prochain. Il y aura par exemple Lio, Plastic Bertrand, Julie Pietri, Partenaire particulier, Jean Schultheis, Lââm et des membres des groupes Émile et Images.
Vous écoutez ICI Normandie. Maxime Lhiver, Bienvenue chez vous. Nous continuons à parler de Professeur Truck et nous aurons aussi le témoignage de Pierre Partiot, qui est avec nous sur le plateau. 02 31 44 48 44 pour poser toutes vos questions sur le soutien scolaire pour vos enfants. À tout de suite.
[29:50–33:43 — autopromotion, publicité et chanson « Wannabe » des Spice Girls.]
Parcours et pédagogie de Pierre Partiot — 33:43
Animateur : Je ne sais pas si vous dansez, mais moi, je n’arrête pas de danser avec Wannabe des Spice Girls ! Vous écoutez ICI Normandie. De 9 h à 11 h, Bienvenue chez vous.
Nous parlons de Professeur Truck, cette nouvelle méthode d’enseignement qui permet aux élèves de retrouver le chemin de la réussite. Une personne a rejoint l’aventure en 2021 : Pierre Partiot, toujours avec nous. Bonjour Pierre.
Pierre Partiot : Bonjour Maxime.
Animateur : Vous êtes devenu Professeur Truck en 2021. Vous ne connaissiez pas du tout la région. Nous avons expliqué en préambule pourquoi vous êtes venu ici. Avant ce changement d’orientation, que faisiez-vous ?
Pierre Partiot : J’étais enseignant en mathématiques. Taina a donné son ressenti tout à l’heure et c’est malheureusement vrai : en classe, il est compliqué, en tant que professeur, d’enseigner comme on le voudrait. Nous avons une classe de trente élèves et énormément de choses à leur donner. Cela peut être très frustrant de se dire : « Cet élève a tel besoin, mais je ne peux pas lui apporter ce que j’aimerais », parce qu’avec trente élèves, ce n’est pas possible.
Animateur : Aviez-vous aussi des classes de trente élèves ?
Pierre Partiot : Oui. Ma plus grosse classe comptait trente-cinq élèves. C’était une classe de seconde et c’était compliqué. Ils arrivent au lycée, il y a énormément de contenu, et c’était difficile pour eux.
Les mathématiques et la confiance — 35:01
Animateur : Il était donc même compliqué d’apporter du soutien psychologique aux élèves. Il arrivait que des élèves viennent vous voir en disant : « Monsieur, je n’ai rien compris. »
Pierre Partiot : Oui. Les mathématiques sont vraiment une matière qui met la pression. Certains professeurs mettent aussi la pression. Beaucoup d’élèves venaient me voir et me disaient : « Monsieur, on m’a toujours dit que j’étais nul en maths. »
J’essayais d’être le plus bienveillant possible et de leur montrer qu’ils étaient capables de faire des choses. Mais, avec trente-cinq élèves, on le dit à un élève tandis que les trente-quatre autres se disent : « En fait, le professeur n’est pas avec moi. » C’est exactement le ressenti de Taina : c’est compliqué d’être en classe.
C’est pour cela que Professeur Truck apporte quelque chose de plus, de complémentaire à l’enseignement classique, que les professeurs ne peuvent malheureusement pas apporter en classe. Je suis en contact avec certains enseignants de mes élèves pour faire un véritable travail d’équipe, recréer du contact avec l’enseignant et apporter ce qu’il ne peut pas apporter en classe.
Un environnement de travail différent — 36:02
Animateur : Le concept et la passion sont-ils aussi des éléments déclencheurs qui vous ont fait changer d’orientation et rejoindre l’aventure Professeur Truck ?
Pierre Partiot : Oui, tout à fait. Je suis passionné par les mathématiques et la pédagogie.
Animateur : Comme Taina, j’imagine !
Pierre Partiot : Peut-être pas Taina ! Mais nous sommes là pour lui apporter un maximum de passion.
Je suis passionné de pédagogie et j’avais envie d’apporter quelque chose de différent. Comme Audrey l’a dit, le truck est vraiment un environnement différent. On n’est pas dans sa chambre ni à son bureau en se disant : « Là, je travaille. » On est dans un environnement où l’on n’a pas forcément l’impression de travailler, mais on travaille quand même, et beaucoup plus efficacement qu’on ne le pense.
Animateur : Nous voyons souvent des parents demander du soutien pour leur enfant. Mais sent-on aussi que les élèves eux-mêmes sont en demande de soutien de la part des professeurs ?
Pierre Partiot : Oui, énormément. Tous mes élèves, même ceux qui, au début, ne semblaient pas demandeurs et étaient un peu forcés par leurs parents, se rendent compte, quand ils arrivent dans le truck, que c’est un environnement où nous pouvons leur apporter tout ce dont ils ont besoin. Ils sont alors de plus en plus demandeurs.
Animateur : Pierre Partiot, professeur de mathématiques chez Professeur Truck, restez avec nous. 02 31 44 48 44 pour poser toutes vos questions. Il nous reste encore un peu de temps pour évoquer cette recherche de nouveaux professeurs nomades dans le Calvados et dans l’Orne.
[37:20–40:22 — chanson « Les petits bonheurs » de Thomas Dutronc.]
Question d’une auditrice — 40:22
Animateur : Les petits bonheurs, Thomas Dutronc. Vous écoutez ICI Normandie. Chaque jour, entre 9 h et 10 h, des experts à votre service : c’est Bienvenue chez vous.
Nous continuons à parler de Professeur Truck avec une première question. Françoise est avec nous depuis [nom de commune entendu comme « Cresserons », sans certitude]. Bonjour Françoise.
Françoise : Bonjour. Je vous appelle pour ma petite-fille. Elle est en dernière année de maternelle. Ce matin, je jouais avec elle, et elle fait les lettres et les chiffres à l’envers. À l’école, personne… J’en ai parlé à ma fille : ils ne lui en ont pas parlé. Je trouve que c’est inquiétant, quand même. Non ?
Animateur : Pierre Partiot, peut-être ? Vous êtes professeur de mathématiques.
Pierre Partiot : Ce n’est pas forcément inquiétant à ce niveau-là. Cela peut néanmoins être intéressant d’aller voir un orthophoniste pour rechercher une éventuelle dyslexie, parce que les lettres à l’envers peuvent y faire penser. Je ne suis pas orthophoniste, mais cela peut être intéressant d’en consulter un à cet âge-là. Plus c’est pris en charge tôt, plus cela pourra ensuite être pris en compte par les enseignants.
Françoise : D’accord, je vais en parler à ma fille. Je vous remercie.
Animateur : Merci beaucoup, Françoise. Très belle journée.
Françoise : Merci, au revoir.
Recherche de nouveaux Professeurs Truck — 41:27
Animateur : Audrey Kistler, je reviens vers vous. Vous avez commencé seule le projet Professeur Truck, qui a rapidement trouvé son public. Pierre Partiot vous a ensuite rejointe en 2021. [L’animateur semble dire « sur le secteur de Vire » ; la suite de l’échange situe Pierre à Saint-Lô.] Vous faites de votre mieux pour répondre aux demandes, mais vous lancez aujourd’hui un appel pour trouver de nouveaux franchisés un peu partout en Normandie, et notamment dans la Manche.
Audrey Kistler : Oui, nous avons énormément de demandes pour être complémentaires des enseignants au lycée ou au collège. Nous sommes deux sur le secteur et nous recevons plus de demandes que nous ne pouvons malheureusement en satisfaire.
Nous aimerions surtout pouvoir nous centrer chacun autour d’une ville. Pierre est sur le secteur de Saint-Lô et j’aimerais me concentrer sur Vire, alors que nous avons des demandes un peu partout dans l’Orne.
Animateur : Dans le Calvados, donc, mais aussi dans l’Orne.
Audrey Kistler : Je vais jusqu’à Bellou-en-Houlme, jusqu’à Domfront, jusqu’à Mortain. Je vais un peu partout.
Animateur : Nous ne parlons pas forcément de la Haute-Normandie, mais avez-vous également reçu des demandes là-bas ?
Audrey Kistler : Il m’arrive de faire des cours quand je vais en vacances dans les Landes, ou lorsque je rentre en Alsace. J’ai donc des demandes un peu partout. Le problème, c’est que le temps passé sur les routes est du temps que nous ne pouvons pas consacrer à nos élèves.
Animateur : Et cela a aussi un coût budgétaire.
Audrey Kistler : Voilà, tout à fait. Si nous pouvions être répartis sur le secteur, à peu près tous les trente kilomètres, ce serait parfait.
Devenir Professeur Truck — 42:52
Animateur : Comment fait-on pour devenir franchisé ? Et comment peut-on avoir son camion pour enseigner ?
Audrey Kistler : Cela fonctionne sur le principe de la franchise. En tant que tête de réseau, nous accompagnons les personnes dans la création de leur entreprise, la recherche du véhicule et son aménagement.
La plupart du temps, quand quelqu’un nous contacte, nous lui proposons une ou deux journées d’immersion : une journée avec Pierre et une journée avec moi, pour découvrir le concept de l’intérieur. Même si on en entend parler, il faut vraiment le vivre et passer une journée avec nous pour se rendre compte de ce que c’est. Ensuite, nous accompagnons la personne dans la création de son activité.
Animateur : Vous avez un site Internet pour retrouver toutes les modalités et vous contacter ?
Audrey Kistler : Oui, professeur-truck.fr, avec des traits d’union.
Animateur : On peut y comprendre le concept, l’aménagement du camion et comment devenir à son tour professeur, que l’on soit spécialisé en mathématiques, en français, en SVT, en physique ou en chimie. Il y a de la place partout, dans toute la Normandie et toute la région. Vous avez besoin de renforts pour aider ces élèves à s’en sortir, du CP à la terminale, voire jusqu’aux études supérieures.
Merci Audrey Kistler d’avoir été avec nous et d’avoir parlé de ce très beau projet, Professeur Truck. Vous recherchez de nouveaux professeurs nomades. Le site est professeur-truck.com, si je ne dis pas de bêtise ?
Audrey Kistler : Point fr.
Animateur : Point fr, c’est mieux ! Merci aussi à Pierre Partiot, professeur de mathématiques, qui a rejoint l’aventure en 2021. Je vous souhaite toute la réussite possible. Merci aussi à Taina d’avoir été avec nous pour raconter votre expérience et vos difficultés, notamment en mathématiques.
Nous restons ensemble quelques instants avant les informations de 10 heures. Daniel Balavoine arrive dans quelques instants.
[44:25–49:16 — bandes-annonces, publicités, chanson de Daniel Balavoine, annonce du journal et habillage d’antenne.]

